Sally Nyolo est venue enchanter le New Morning ce soir par ses couleurs, son chant et ces rythmes Bikutsi qui lui sont si chers.Son cinquième et dernier album, mémoire du monde (autoproduit) est un véritable voyage musical où le rythme ancestral du sud Cameroun vient se melanger aux sonorités plus électriques.C'est ainsi que Sally se promène tout en maîtrise sur les styles et les associe, passant du reggae (Mamiwata) au rythme saccadé (la fille du vent) chanté en français, d'ailleurs très présent sur l'album, ou bien encore à (mon ami) sur lequel on appreciera les sublimes voix pygmées Bokué. Au delà de ses textes contre la perte des repères, des valeurs ou sur le constat de l'individualisme (la sociale), Sally s'engage dans de nombreux projets dont desert rebel, premier album labellisé commerce équitable qui a pour but la rencontre des musiciens du nord avec ceux du sud.En 2005, elle crée son propre studio à Yaoundé afin de permettre à d'autres de franchir les frontières avec notamment l'enregistrement de Sally Nyolo and the original band of Cameroun, une compilation d'artistes locaux.
Celle qui quitta son lointain pays à l'âge de 13 ans a parcourue bien du chemin. Dix années en tant que choristes auprès de nombreux artistes (Sixun, Higelin, Touré Kunda, Princess Erika...),une BO pour un feuilleton radiophonique (le jeune Joseph), un premier album de quatres titres, une rencontre formidable avec Zap Mama qui voyagera aux quatre coins du monde, le prix découverte RfI en 97 avec le premier album tribu puis Multiculti (en 98), Beti (en 2000), Zaïone (en 2002) et Mémoire du monde qui de nouveau la ramène sur scène pour une tournée sans doute mémorable.
Sally Nyolo nous a transporté jusque dans sa forêt en pays Eton et comme on aime partager les belles choses, voici l'intégralité de son concert parisien.
En savoir plus sur l'artiste :
http://www.myspace.com/sallynyolo